Caractéristiques des masques

Quelles sont les particularités de ces masques ?

Avec plusieurs mois d’utilisation de masques en tissu par mon entourage et moi, j’ai mis au point une version travaillée sur plusieurs points :

– les dimensions

Le modèle recommandé par l’AFNOR est à mon avis un peu trop grand pour les personnes au visage fin. C’est pourquoi je propose deux tailles pour les adultes (à défaut de faire du vrai sur mesure !) : la taille « standard » (18 cm de hauteur déployé, 20 cm de largeur) et la taille « étroit » (16 cm de hauteur déployé, 19 cm de largeur). Je peux aussi confectionner des masques enfant sur demande.

– les élastiques

Les masques en tissu ont souvent des élastiques assez larges et raides, plus adaptés à la confection de vêtement qu’au port derrière les oreilles. Je dispose au contraire d’élastiques plats, étroits (3 mm), doux et aussi confortables que ceux que l’on trouve en général sur les masques jetables.

J’ai mis au point un système de nœud coulissant qui permet de varier la longueur de l’élastique d’un ou deux cm. Autrement dit, quand vous sentez que le masque commence à être irritant derrière l’oreille, vous pouvez desserrer les élastiques pour réduire la pression, et inversement, si vous sentez que le masque « flotte » un peu trop et n’est pas suffisamment protecteur, vous pouvez resserrer les élastiques pour le plaquer plus sur votre visage.

– les finitions

Plusieurs techniques de confection sont possibles pour les masques en tissu. J’ai choisi une finition nette, aux coutures retournées (les bords surfilés sont plus fragiles à l’usage et moins esthétiques).

– la barrette « pince-nez »

Beaucoup de masques en tissu ne possèdent pas de barrette métallique pour l’ajustement au sommet du nez. Pourtant je trouve ce détail important (surtout lorsque l’on porte des lunettes…) et plus sécurisant pour l’étanchéité. C’est pourquoi j’équipe toujours mes masques d’une barrette en métal souple. Celle-ci est également amovible, afin de prolonger sa durée de vie. En effet, au passage en lave-linge, elle est susceptible de se tordre. L’enlever avant le lavage et la remettre après le séchage lui permet donc de rester en meilleure forme !

– le confort des matières

Les tissus utilisés sont 100 % coton et sont plus doux pour la peau lors de ports prolongés. La face interne blanche est par ailleurs certifiée OEKO-TEX® Standard 100 (ce label garantit l’absence de substances notices, par des contrôles effectués à chaque étape de fabrication du produit).

Ces masques sont-ils certifiés ?

Je ne peux malheureusement pas revendiquer l’appellation « masque grand public de catégorie 1 (USN1) ou 2 (USN2» pour les masques que je produis, car la procédure de certification est difficilement accessible financièrement aux artisans faisant peu de volume.

Toutefois, l’association des deux tissus que j’emploie est similaire autant que possible à celles qui ont passé les tests d’homologation, en obtenant la catégorie 2 (autrement dit « masques à visée collective pour protéger l’ensemble d’un groupe portant ces masques »).

Combien de lavages peuvent-ils supporter ?

Si l’on réfère aux résultats des tests obtenus pour des masques similaires (double couche de coton), on constate une certaine variabilité (10, 20 voire 50 lavages). Cela est dû non pas à l’inefficacité réellement constatée après un certain nombre de lavages, mais au fait que le fabricant demande lui-même le nombre de lavage à tester. Plus de nombres de lavage testé est élevé, plus le test est onéreux. Et il n’est peut-être pas non plus forcément dans son intérêt de garantir une durée de vie très longue !

Pour ma part, étant donné qu’il s’agit d’un matériau courant dont on sait par l’usage qu’il résiste bien aux lavages fréquents à 60°C, je pense qu’une vingtaine de lavages minimum est tout à fait possible.