Robe de soirée années 1940 : la réalisation, montage

Suite de la description de la robe de soirée des années 1940, après la conception du modèle, et le patronage.

Passons maintenant au montage.

Coupe

Une fois les différentes pièces du patron bien au point, on peut maintenant couper le tissu définitif. Il s’agit d’une étape très importante, qui peut sembler simple mais qui ne l’est pas vraiment… Elle est crainte de toutes les couturières, car un coup de ciseaux malencontreux ou un mauvais placement des pièces peut gâcher un coupon de tissu ! Sans compter qu’une coupe imprécise donne un montage imprécis et difficile, et donc un vêtement mal fini.

Autant dire qu’il faut prendre son temps pour placer ses pièces bien droit (primordial pour le bon tombé du vêtement), vérifier une dernière fois que l’on ne s’est pas trompé dans la définition des valeurs de couture, vérifier le placement des pièces. Elles doivent « s’imbriquer » au mieux les unes par rapport aux autres pour économiser le tissu, sans bien sûr dépasser du coupon ! Ce qui n’est pas aisé avec de grandes pièces :


Bien épingler les pièces en papier (ou les maintenir avec des poids, et tracer les contours à la craie sur le tissu).


Vérifier, re-vérifier, re-re-vérifier… Allez, on respire un grand coup… et on coupe !

Et ça prend du temps, mine de rien… Il faut compter pour la coupe une bonne heure pour un modèle assez simple, et deux voire trois heures pour un modèle avec doublure et/ou des raccords de motifs.

Je vous passe l’étape de l’entoilage, c’est-à-dire le renfort de certaines parties du vêtement par un tissu spécial thermocollant (on le colle au fer à repasser sur l’envers du tissu définitif). Savoir quoi et comment entoiler est surtout technique… et le faire n’est pas très passionnant… Vivement l’arrivée de la machine à coudre !

Couture à la machine et à la main

Pour cette robe, nous avions choisi de recouvrir le buste et les manches de dentelle pailletées. Avant de les assembler au reste du vêtements, il a donc fallu appliquer la dentelle sur le tissu en satin pour ces pièces, par une couture provisoire sur le contour (à la main, c’est toujours mieux) :


Petite photo de la robe en cours de montage (les manches sont assemblées vers la fin) :


(Tout a l’air bien net et propre sur le mannequin… oui mais il ne faut pas regarder par terre où le parquet est parsemé de chutes de tissu, de bouts de fils et de paillettes !)

Si la plupart des coutures sont faites à la machine, les finitions le sont à la main, notamment pour les coutures d’ourlets qui ne doivent pas se voir sur l’endroit.

Détail sur le biais de finition de la manche, cousu à petits points :


Ainsi que sur la ganse de finition de la fermeture à glissière (pour éviter que celle-ci « gratte » au porter) :


Les photos du résultat final seront dans le prochain épisode…

 

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