Robe de soirée années 1940 : la réalisation, patronage

Voici le deuxième épisode de la création de la robe de soirée des années 40, costume de pièce de théâtre (le premier épisode est ici).

Une fois le modèle et le tissus choisis, je suis passée à la réalisation proprement dite et ses deux étapes traditionnelles : patronage et montage. Ces étapes comportent elles-mêmes plusieurs phases. Voici celles du patronage.

Conception du patron

Il a d’abord fallu créer le gabarit de base de mon amie, c’est-à-dire le « dessin à plat » de son buste, sans aisance ni modifications particulières. Il existe deux méthodes pour le faire : le dessiner directement sur papier à partir des mesures du corps, ou bien le faire par moulage, en découpant et ajustant une toile sur la personne. J’ai choisi cette deuxième solution, qui présente l’avantage de donner un relevé exact de la morphologie. Mais elle est aussi un peu plus longue, car cela ne dispense pas de passer ensuite par l’étape papier, sur lequel on remet les tracés au propre.
( Eh non, vous ne verrez pas de photos de cette étape, où le cobaye est « ravi » d’être épinglé sur la moitié du buste ! :-))

A partir de ce gabarit de base, j’ai fait les modifications nécessaires pour obtenir le patron correspondant au modèle de la robe.

Gabarit de base avec les futures lignes de découpe de la robe (définies lors du moulage) :

Prolongation du patron de la robe (les nappes en papier font de bons papiers à patrons peu onéreux pour les grandes pièces simples !) :

Pièces du patron découpées avec les valeurs de couture ajoutées (en général 1 à 2 cm autour de la ligne de couture) :

Toile d’essayage

L’essayage peut faire partie de l’étape du patronage, lorsque l’on fait une toile d’essayage, c’est-à-dire un modèle ou un « demi-modèle » en tissu d’essai (soit, comme ici, en toile de moulage, soit dans un tissu bon marché dont le tombé se rapproche de celui du tissu final).

On coupe donc la toile d’essayage à partir des pièces de patrons ci-dessus, et on obtient ceci :

La cliente essaie la toile (pas de photo non plus !) et on peut procéder à des retouches sur la toile d’essayage, qui seront ensuite reportées sur le patron en papier.

Les essayages ont aussi lieu en cours de montage :  par exemple, si l’on a fait une demi-toile d’essayage, il se peut que l’on doive revoir l’aisance totale du vêtement, de même l’ajustement de la longueur de jupe ne peut se faire qu’une fois le vêtement presque fini.

A suivre…

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